Chirurgie de la myopie
La chirurgie réfractive fait elle courir un risque supplémentaire aux myopes forts opérés ?
Quel que soit l’acte opératoire, ces yeux myopes sont prédisposés à des complications rétiniennes spécifiques potentielles, telles que le décollement de rétine et des atteintes de la rétine centrale par l’apparition de néovascularisation sous rétinienne (hémoculopathie rétinienne). Il est donc difficile de déterminer l’incidence de ces complications liées directement à la chirurgie de la myopie. La probabilité de faire un décollement de rétine augmente avec l’importance de la myopie. Le risque pour une myopie de 0 à 5 dioptries est de 1 pour 7000, de 1 pour 3000 entre 5 et 10 dioptries, et de 1/200 au-delà de 10 dioptries. Le risque d’une complication rétinienne importante directement liée à une chirurgie cornéenne de type LASIK est de l’ordre de - lire la suite
Chirurgie de la myopie : que faire en cas de sous correction ?
Après une opération de chirurgie réfractaire avec le LASIK, la qualité optique du résultat est obtenue dans les premiers jours. Une sous correction peut être compensée par un complément de traitement laser dans les 3 premiers mois qui suivent l’intervention. Elle consiste dans les mêmes conditions de réalisation du LASIK à soulever le capot cornéen et de compenser l’insuffisance de traitement. Le geste est simple et ne nécessite pas une nouvelle découpe de la cornée. En effet il est aisé de retrouver le lit de dissection et de resoulever le capot cornéen. La fréquence des retraitements varie selon les opérateurs et le laser utilisé mais il existe une très forte corrélation entre le degré de la myopie et le taux de retraitement. Il est de l’ordre de 3% pour - lire la suite
Chirurgie réfractive : le résultat optique est il efficace et stable ?
L’efficacité d’une chirurgie réfractive peut être définie comme le rapport entre l’acuité visuelle non corrigée postopératoire sur la meilleure acuité visuelle corrigée préopératoire. Cette efficacité pour le LASIK comme pour la PRK est de 80 % environ à 1 an.
La stabilité du résultat est obtenue dans plus de 90% des cas, mais le risque de régression optique est d’autant pus important que la myopie traitée soit élevée. Les résultats réfractifs obtenus après LASIK et PRK permettent d’obtenir une emmétropie dans 50 à 75 % des cas.
La régression optique après LASIK ou PRK (laser de surface) s’observe peu pour des myopies jusqu’à 6 dioptries. Au-delà la fréquence des régressions augmente sensiblement. La stabilité du résultat - lire la suite
Chirurgie des yeux : LASIK, les suites et traitement post opératoires d’une chirurgie réfractive
Les suites opératoires du LASIK sont plus simples du fait du caractère indolore de la procédure en post opératoire. Aucune ablation de l’épithélium cornéen n’étant faite pendant la chirurgie, il existe une réaction inflammatoire minime avec une récupération visuelle rapide. Par contre ce capot cornéen créé lors de la découpe intracornéenne nécessite une surveillance dans les 24 premières heures.
Il est important de protéger les yeux pendant la première nuit et d’interdire aux patients de se frotter les yeux les premiers jours. Il existe un risque de déplacement secondaire du capot pouvant entraîner une chute ou une absence de récupération visuelle qui doit être obtenue dans les 12 premières heures. Une visite de contrôle le lendemain de l’acte - lire la suite
Chirurgie réfractaire : surveillance et traitement post opératoire après laser EXCIMER de surface (PRK : Photo Kératectomie Réfractive)
Si la procédure est en elle même indolore, la désépithélialisation de la cornée nécessaire à la réalisation de la photoablation est douloureuse pendant 24 à 48 heures, durée nécessaire pur obtenir une réépithélialisation complète de la surface de la cornée traitée.
Juste après la procédure il est posé un pansement oculaire après avoir instillé une goutte d’un anti inflammatoire non stéroïdien et l’application d’un collyre ou d’une pommade antibiotique. Il est fréquent d’associer un antalgique non morphinique pendant 48 heures et un endormisseur rapide au coucher.
Il est nécessaire de proposer un arrêt de travail de quelques jours pour passer la période algique.
L’épithélialisation de la cornée doit être obtenue dans les 3, - lire la suite
Existe-t-il des contre-indications à la chirurgie de la myopie ?
Il existe des contres indications relatives liées à l’état général des patients à rechercher systématiquement. Il est vivement déconseillé de traiter une femme enceinte et cela quelque soit l’état d’avancement de la grossesse. Il existe un risque évolutif de la myopie pendant cette période devant faire repousser l’acte opératoire à une période d’environ 6 mois après l’accouchement en dehors de toutes modifications réfractives. Les patients atteints d’une maladie de système ou sous immunosuppresseurs sont à exclure. Le diabète en fonction de sa gravité, de sa stabilité peut être également une contre indication, de même une maladie atopique sévère doit être recherchée.
Diverses manifestations oculaires ne sont pas compatibles avec une - lire la suite
Chirurgie des yeux : peut-on traiter toutes les myopies ?
Quelle que soit l’importance de la myopie, le traitement ne peut être proposé que sur des myopies stables non évolutives depuis au moins deux ans. Cela exclut pratiquement les jeunes patients avant l’age de 18, 21 ans où la myopie garde encore un certain potentiel évolutif.
Pour une faible myopie entre 1 et 4 dioptries, le laser excimer de surface garde des indications, plus rarement l’implantation d’anneaux intra-cornéens est proposée. Son avantage réside sur l’absence de traitement de la zone optique centrale, sa réversibilité, mais nécessite l’introduction dans l’épaisseur de la cornée de deux demi-anneaux en PMMA ( polyméthylméthacrylate) plus connu sous la dénomination de plexiglas.
Pour les myopies entre 3 et 10 dioptries, le LASIK - lire la suite
Qui peut être opéré de chirurgie réfractive : Les motifs de consultation pour une opération laser de l’œil?
Les demandes d’une chirurgie de la myopie tendent progressivement à s’élargir avec des demandes qui il y a encore 10 ans étaient limitées à des raisons professionnelles mais sont devenues aujourd’hui de plus en plus cosmétiques.
Les motivations amenant a envisager une opération laser des yeux qui sont les plus souvent retrouvées sont le désir d’améliorer la vision sans l’aide d’un système optique, de se libérer de la contrainte du port de lunettes ou de lentilles de contacts. Elles représentent aujourd’hui 70% des demandes. Les raisons liées à une activité sportive ou à améliorer son apparence sont observées en second dans près de 60 % des cas. Plus rarement des raisons de coût liées à l’entretien des lentilles, ou au renouvellement - lire la suite
Chirurgie de la myopie : les débuts de la chirurgie réfractive
Vers 1930, le japonais le docteur Sato démontre pour la première fois qu’il est possible de modifier la courbure de la cornée et de traiter la myopie en procédant à des incisions radiaires en passant par voie endoculaire. Cette technique sera abandonnée devant l’apparition de décompensation cornéenne avec apparition d’œdème de cornée liée à la destruction de l’endothélium cornéen dont le rôle n’était pas connu. Cette procédure est abandonnée jusque dans le milieu des années 70 ou le soviétique Fyodorov réintroduit la technique d’opération laser des yeux en procédant à des incisions radiaires réalisées à la surface de la cornée respectant la physiologie cornéenne. Cette technique dominera la chirurgie réfractive jusqu’à l’introduction - lire la suite
Petit historique de la chirurgie des yeux : depuis quand corrige-t-on la myopie ?
Le traitement des anomalies optiques de l’œil commence par le traitement de la presbytie et de l’hypermétropie par des verres optiques convexes au 13° siècle. Les lentilles sont faite de béryl d’où le nom de béricle, puis bésicles et enfin lunectes ce qui signifie petites lunes. La myopie ne peut être corrigée qu’à partir du 16° siècle, la technologie des verres dit concaves n’est possible qu’à cette période. A partir de la moitié du XX° siècle se développent les lentilles de contacts, d’abord rigide, puis souple. - lire la suite






